Publié par LeParentUntel dans Dans les médias 23-05-2010 00:05 Soyez le premier à commenter

L’auteur soutient qu’une grande partie des enseignants reçoivent très peu de formation appropriée pour intervenir avec des élèves en difficulté.
Le Soleil – Publié le 11 mai 2010 à 05h00
Lettre ouverte de Camil Sanfaçon, consultant en éducation
Depuis plusieurs années déjà, on improvise au sujet de l’intégration, en risquant de brûler tous les gens qui, au départ, croyaient à l’efficacité de ce projet. Bien entendu ce sont, en général, les enseignants qui écopent. C’est facile de parlementer autour d’une table en sous-comité et d’échafauder des théories, mais vivre le quotidien avec les élèves, c’est autre chose.
Le MELS et les commissions scolaires ont l’obligation d’expliquer clairement la politique d’intégration, le cadre dans lequel elle se réalisera, de convenir d’un nombre maximum d’enfants dans les classes et d’allouer des budgets pour soutenir les enseignants, les enfants et les parents.
Le désir de voir tous les élèves réussir est bien légitime, la pression des parents et des autorités est grande, les attentes sont souvent irréalistes. Le personnel des écoles travaille dans des conditions difficiles.
Malgré toutes les craintes et les préoccupations que soulève l’encadrement des comportements difficiles, une grande partie des enseignants reçoivent très peu de formation appropriée pour intervenir avec des élèves en difficulté. Sauf, évidemment, ceux inscrits dans des programmes spécialisés.
Au niveau du baccalauréat en enseignement, le temps consacré aux méthodes et aux stratégies d’intervention pour aider les élèves en difficulté est minime. Est-ce un manque de responsabilité ou de vision des écoles de formation? Malheureusement, ceci se répercute dans la salle de classe.
Peu importe le métier qu’on exerce personne n’est qualifié pour la vie. Nous viendrait-il à l’idée qu’un médecin, une infirmière, un pilote d’avion, une architecte, une coiffeuse n’aient plus rien à apprendre et cessent toute formation? Ce serait insensé.
La tâche des enseignants change. La réalité dans les salles de classe est différente. La discipline est de plus en plus difficile à exercer. Les enseignants ont le devoir de se perfectionner et de relever le défi d’enseigner dans le contexte de classes de plus en plus difficiles. Il faut appuyer les enseignants dans leurs actions et dans leurs demandes. Collaborons avec eux, ils sont les artisans de la réussite de nos enfants et de nos petits enfants.
Publié par LeParentUntel dans Dans les médias 22-05-2010 23:35 Soyez le premier à commenter
Le Soleil – Publié le 27 avril 2010 à 05h00
Élèves en difficulté: des parents plongés dans le brouillard
Les rouages du système scolaire ne sont pas simples à comprendre; plusieurs parents sont
gênés de confronter le directeur de l’école de leur enfant ou de poser les bonnes questions.
Sylvie Tétreault, Ph.D. erg.
Professeur titulaire, Département de réadaptation
Université Laval,
Faculté de Médecine, Pavillon Vandry
Cité universitaire
Québec (Québec), Canada, G1K 7P4
Courriel : sylvie.tetreault@rea.ulaval.ca
Téléphone : (418) 656-2131 poste 2925
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Daphnée Dion-Viens Le Soleil |
(Québec) L’intégration des élèves en difficulté dans les classes régulières a fait couler beaucoup d’encre au cours des dernières années. Pour mieux répondre à leurs besoins, les ministères de la Santé et de l’Éducation ont conclu, en 2003, une entente pour accroître la collaboration entre les deux réseaux. Mais sur le terrain, le dialogue de sourds se poursuit. Et souvent, ce sont les élèves et les parents qui en paient le prix, a constaté Sylvie Tétreault, chercheure à l’Université Laval, qui a analysé les résultats de cette entente.
Lorsque le diagnostic tombe, les parents d’élèves handicapés ou en difficulté ne savent pas vers qui se tourner. Laissés à eux-mêmes, ils doivent souvent batailler pour obtenir des services pour leurs enfants à l’école. Le parcours est semé d’embûches.
Voilà quelques constats tirés d’une étude menée par Sylvie Tétreault, professeure au département de réadaptation de l’Université Laval. Depuis trois ans, Mme Tétreault évalue les résultats de l’Entente de complémentarité entre le réseau scolaire et le ministère de la Santé. Signé en 2003, ce protocole devait permettre une meilleure collaboration entre les deux réseaux afin d’améliorer les services aux enfants handicapés ou en difficulté d’apprentissage ou d’adaptation (EHDAA).
Pour y arriver, l’équipe de Mme Tétreault a interrogé environ 200 intervenants des réseaux de la santé et de l’éducation, sans oublier une soixantaine de parents d’élèves en difficulté. Son rapport final sera déposé en septembre.
En entrevue au Soleil, Mme Tétreault affirme que les parents de ces enfants aux besoins particuliers sont souvent laissés à eux-mêmes. Par où commencer lorsqu’on apprend que son enfant souffre du syndrome d’Asperger ou de dysphasie?
Après avoir analysé le contenu des sites Internet des commissions scolaires, Mme Tétreault conclut d’abord que «dans la plupart des cas, il y a très peu d’information pour les parents. Qu’est-ce qu’offre mon école comme services particuliers? C’est à peu près impossible à trouver sur Internet. Mais les parents aimeraient avoir un menu de services pour comprendre à quoi leur enfant pourrait avoir droit», dit-elle.
Plusieurs parents doivent se battre pour obtenir des services pour leurs enfants, ajoute-t-elle. «Les parents doivent toujours être les promoteurs de leur enfant. Ils doivent être capables de défendre leur dossier parce que l’école n’ira pas nécessairement les chercher. La majorité des parents doivent être aux aguets et prendre leur place pour aller chercher les services.»
Le directeur, personne-clé
Les démarches commencent d’abord dans le bureau du directeur d’école. «C’est lui qui va convoquer une rencontre pour déterminer un plan d’intervention, c’est lui qui va faire les demandes de budgets, c’est lui qui va décider comment il s’organise avec cet argent. C’est une personne-clé», affirme la chercheure. Le plan d’intervention devrait réunir tous les professionnels impliqués auprès de l’élève pour déterminer, en présence des parents, quels services lui seront offerts à l’école.
«Le parent a très peu de recours pour obtenir des services. La seule plate-forme où les décisions se prennent, c’est lors du plan d’intervention», affirme la chercheure. Il existe bel et bien un comité EHDAA dans chaque commission scolaire, mais ce n’est qu’un comité- conseil, rappelle-t-elle.
Et ce processus, souvent complexe, est à recommencer… tous les ans, ajoute Mme Tétreault. Le soutien pour ces enfants est par ailleurs souvent plus grand au primaire qu’au secondaire, ce qui rend la transition difficile, dit-elle.
Qu’arrive-t-il aux parents plus démunis, qui n’ont pas l’énergie ou les moyens de défoncer des portes pour leurs enfants? «Possiblement que les enfants de parents plus dépourvus n’auront pas les mêmes services que d’autres», laisse tomber la chercheure, soulignant toutefois qu’il s’agit d’une hypothèse puisque son étude ne portait pas spécifiquement sur cet aspect.
Toutes catégories confondues, le nombre d’élèves en difficulté dans les écoles du Québec a augmenté de 20 % au cours des cinq dernières années. Au secondaire, l’augmentation grimpe à 31 %, selon les chiffres du ministère de l’Éducation.
Publié par LeParentUntel dans Dans les médias 22-05-2010 23:21 2 commentaires
Le Soleil – Publié le 27 avril 2010 à 05h00
Élèves en difficulté: un verdict qui tombe pile
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Daphnée Dion-Viens Le Soleil |
(Québec) Le diagnostic de la chercheure Sylvie Tétreault tombe en plein dans le mille, reconnaissent des intervenants du réseau de l’éducation.
Josée Bouchard, présidente de la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ), admet d’entrée de jeu que les parents devraient être mieux informés. «C’est déjà assez difficile pour les parents, ils ne devraient pas avoir à courir après l’information», dit-elle.
Mme Bouchard reconnaît par ailleurs que depuis la signature de l’entente de complémentarité en 2003, «il est étonnant que ça n’avance pas plus vite». La difficulté de travailler conjointement entre les deux réseaux s’explique par «des cultures organisationnelles» différentes, ajoute-t-elle. «On n’a pas la même façon de travailler, on n’utilise pas les mêmes langages… ça prend de l’ouverture de la part des individus pour travailler ensemble.»
La présidente de la FCSQ admet aussi qu’il n’est pas normal que des parents doivent se battre ainsi pour obtenir des services. «L’étude me semble assez juste là-dessus, il faut que ça change, dit-elle. L’école ne doit pas avoir peur des parents, il faut plutôt travailler avec eux.»
Même son de cloche de la part de Chantal Longpré, présidente de la Fédération québécoise des directions d’établissement d’enseignement. «Ça ne devrait pas être comme ça», dit-elle, affirmant que la chercheure de l’Université Laval «a bien cerné la situation». «Mais les ressources pour aider ces élèves sont insuffisantes et quand la commission scolaire distribue l’argent, le directeur doit composer avec cette enveloppe fermée», ajoute-t-elle.
À la Fédération des comités de parents, on approuve aussi ce diagnostic. «Il y a des parents qui doivent mener des batailles à n’en plus finir», affirme son président, François Paquet.
Guide à paraître
Pour aider les parents à s’y retrouver dans les dédales du réseau scolaire, la Fédération prépare justement un guide à leur intention, qui devrait être prêt cet automne. «Plusieurs parents sont prêts à défoncer des portes, dit-il. Mais encore faut-il savoir quelles sont les portes à défoncer.»
De son côté, Marcel Michaud, président du comité des services aux élèves handicapés ou en difficulté d’apprentissage ou d’adaptation (EHDAA) de la commission scolaire des Premières-Seigneuries, rencontre plusieurs parents qui sont souvent gênés de confronter leur directeur d’école ou de poser les bonnes questions. «Pourtant, plus le parent va être informé de ses droits, plus il y a de chances qu’on réponde aux besoins de l’enfant», dit-il.
Il faut dire que les rouages du système scolaire ne sont pas simples à comprendre. «Même moi, après neuf ans comme membre du comité, je ne comprends pas toute la mécanique…»
Publié par LeParentUntel dans Dans les médias 22-05-2010 23:05 Soyez le premier à commenter

Le Soleil – Publié le 17 mai 2010 à 05h00
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Daphnée Dion-Viens Le Soleil |
(Québec) Récemment, le premier ministre Jean Charest affirmait vouloir revoir le modèle d’intégration des élèves en difficulté dans les classes régulières, qui a fait couler beaucoup d’encre au cours des dernières années. Mais peu importe les changements qui seront apportés, un constat «troublant» s’impose: les élèves en difficulté sont toujours plus nombreux dans les écoles du Québec.
Selon les plus récents chiffres du ministère de l’Éducation transmis au Soleil, le nombre d’élèves handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage – les fameux EHDAA, dans le jargon scolaire – a augmenté de 7% en 2008-2009, par rapport à l’année précédente, passant de 149 919 à 161 109 élèves. À titre de comparaison, il n’était que de 117 604 en 2001-2002, ce qui représente une hausse de 37% en sept ans.
Dans cette catégorie d’élèves qui en arrachent sur les bancs d’école, on trouve les enfants qui ont un handicap physique ou intellectuel, mais aussi ceux qui présentent des troubles graves de comportement, des difficultés langagières ou des troubles envahissants du développement (comme l’autisme ou le syndrome d’Asperger). Plusieurs élèves souffrent aussi de difficultés d’apprentissage comme la dyslexie ou la dysorthographie, ou encore d’un déficit d’attention. Fait à noter, ces chiffres incluent aussi les élèves à risque, qui accusent un retard scolaire ou qui ont des difficultés temporaires. Les besoins varient donc considérablement, d’un élève à l’autre.
Au cours de la dernière année, l’augmentation du nombre d’élèves en difficulté a été plus importante à la maternelle (15%) qu’au primaire (10%) et au secondaire (5%). Depuis 2001-2002, ce sont toutefois les écoles secondaires qui ont encaissé une augmentation fulgurante de… 59%, comparativement à 20% au primaire et à 16% au secondaire, toujours sur une période de sept ans.
Au ministère de l’Éducation, on explique cette hausse par un meilleur dépistage. «L’état des connaissances à l’égard des difficultés d’adaptation ou d’apprentissage fait en sorte que l’on dépiste plus rapidement les élèves à risques et susceptibles de développer des difficultés», a indiqué par courriel Simon Fortin, agent d’information.
La définition de «difficulté d’apprentissage» est aussi plus large qu’auparavant, ajoute-t-il. «Avant la dernière convention collective, un élève était dit en difficulté d’apprentissage s’il avait au moins deux ans de retard. Maintenant, c’est un élève qui, à la fin d’un cycle, n’a pas atteint les attentes minimales fixées pour la réussite du cycle», ce qui expliquerait une bonne part de l’augmentation, selon M. Fortin.
De son côté, Égide Royer, professeur à l’Université Laval spécialisé en adaptation scolaire, reconnaît qu’au cours des dernières années, «on s’est mis à faire de l’identification plus serrée» dans les écoles secondaires du Québec. «Mais est-ce qu’il s’agit seulement d’identification ou aussi de retard scolaire lorsque les jeunes arrivent au secondaire?» s’interroge-t-il.
Ce qui le mène vers une hypothèse «qui n’est pas reposante», lance-t-il. Dans les premières années de la réforme scolaire, mise en place dans les écoles du Québec au tournant des années 2000, le redoublement a été interdit, ce qui pourrait expliquer pourquoi «on a tant de jeunes en difficulté au secondaire», affirme-t-il : «On a fait une réforme scolaire pour augmenter la réussite des élèves en difficulté… Je suis troublé.»
Camil Sanfaçon, un ex-enseignant auteur de plusieurs ouvrages sur les élèves en difficulté, voit dans ces données des «chiffres alarmants qui soulèvent beaucoup de questions». En compagnie de Claire Beaumont, présidente du Comité québécois pour les jeunes en difficulté de comportement, il a jeté un coup d’oeil à ces statistiques «qu’il faut manipuler avec prudence».
«Est-ce que ces données sont fiables?» lance-t-il, soulignant qu’elles sont produites à des fins administratives. Un financement supplémentaire est en effet accordé aux commissions scolaires en fonction du nombre d’élèves classés EHDAA qu’elles accueillent.
M. Sanfaçon ajoute qu’il est difficile de commenter ces chiffres sans connaître les critères de diagnostic, tout en affirmant que les moyens mis en place pour aider les jeunes en difficulté n’ont pas été très grands au cours des dernières années.
De leur côté, les syndicats d’enseignants, en pleine négociation avec le gouvernement, estiment que ces chiffres représentent bel et bien la réalité sur le terrain. «Ça vient confirmer ce qu’on affirme depuis longtemps. On voit la pression sur les classes ordinaires», affirme Manon Bernard, présidente de la Fédération des syndicats de l’enseignement.
Mme Bernard reconnaît que les méthodes de dépistage se sont raffinées avec les années, mais elle affirme aussi qu’il n’est pas toujours simple d’en arriver à un diagnostic. «On a des problèmes à faire identifier certains élèves. Avoir un diagnostic de troubles de comportement pour un élève, ça peut s’échelonner sur un an.»
En plus de demander des balises à l’intégration des élèves en difficulté dans les classes régulières, les enseignants réclament une meilleure identification des élèves qui ont des difficultés.
Un écho à l’appel des profs
Les enseignants dénoncent depuis déjà plusieurs années l’augmentation des élèves en difficulté intégrés dans les classes régulières. Les chiffres confirment leur cri du coeur. De 2001-2002 à 2008-2009, le taux d’intégration de ces élèves aux besoins particuliers est passé de 58% à 64%. La vague d’intégration a toutefois été particulièrement forte au secondaire : près d’un élève sur deux est maintenant intégré (49%) comparativement à un élève sur trois (33%) il y a sept ans.
La ministre de l’Éducation, Michelle Courchesne, a déjà indiqué qu’elle s’opposait à «l’intégration à tout prix» et qu’il pourrait y avoir davantage de classes spéciales à l’avenir. Mais les enseignants, qui réclament depuis longtemps des limites à l’intégration, devront prendre leur mal en patience, puisque Mme Courchesne ne fera pas de changements avant la tenue d’un forum sur l’éducation qui se déroulera à l’automne, a-t-elle déjà indiqué. Les syndicats d’enseignants, en pleine négociation, veulent que le nombre maximum d’élèves en difficulté dans une classe ordinaire soit fixé à 10%.
Publié par LeParentUntel dans Dans les médias 22-05-2010 22:22 Soyez le premier à commenter

Le Soleil – Publié le 21 février 2009 à 05h00
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Daphnée Dion-Viens Le Soleil |
(Québec) Com me toutes les deux semaines, une quinzaine d’enfants âgés de quatre ans franchissent joyeusement la porte de l’école primaire de Saint-Jean-Port-Joli. Pendant tout l’après-midi, en compagnie de leur éducatrice Gaétane Cloutier, ils s’initieront à la vie à l’école avant de rejoindre les grands de maternelle l’an prochain. Ils participent au programme Passe-Partout.
Dans la classe de Mme Cloutier, il y a les petits «+» et les petits «?». Ceux qui sont agités et demandent beaucoup d’attention et ceux qui sont très réservés et qui ouvrent rarement la bouche. Grâce à un nouvel outil de dépistage (voir autre texte), une attention toute particulière est portée à ces enfants afin de prévenir les troubles de comportement. On en trouve environ 30 % par groupe.
«Il est important d’intervenir tôt. Les études démontrent qu’après huit ans, il est déjà
Publié par LeParentUntel dans Dans les médias 22-05-2010 21:14 Soyez le premier à commenter

Décrochage scolaire: Courchesne doit refaire ses devoirs, dit la CSQ
« le: Novembre 16, 2009, 12:30:48 »
Courchesne doit refaire ses devoirs, dit la CSQ
Le plan contre le décrochage scolaire de la ministre Courchesne ne trouve pas grâce aux yeux du président de laCentrale des syndicats du Québec (CSQ), Réjean Parent.
Le président de la CSQ souligne que le rapport ne tient pas compte du rôle que jouent les professionnels de l’éducation (psychologues, orthophonistes, par exemple). Ceux-ci ne figurent pas dans le document et n’ont d’ailleurs pas été consultés dans le cadre de la mise sur pied du plan, selon lui.
M. Parent met en lumière le rôle des professionnels de l’éducation, qui permettent d’aider des élèves handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage (EHDAA).
De l’apport des professionnels
Le président de la CSQ en remet et dénonce au passage le peu de ressources consacrées à ces professionnels. Il considère qu’ils travaillent en sous-effectif et demande à la ministre de l’Éducation d’investir massivement et de créer pas moins de 1300 postes pour subvenir aux besoins.
- Ce n’est pas en recourant à des ressources externes non spécialisées que la ministre va corriger la situation dans l’intérêt des élèves en difficulté.— Réjean Parent
Pour preuve du caractère indispensable des professionnels de l’éducation, M. Parent indique que le manque de personnes disponibles conduit encore parfois à la situation « inacceptable » que certains enfants, qui sont aux prises avec des troubles comme la dysphasie ou la dyslexie, ne sont pas détectés avant leur entrée au secondaire.
Les difficultés d’apprentissage que connaissent ces jeunes peuvent les mener au découragement et parfois même à l’abandon de leurs études.
Le président de la Fédération des professionnelles et professionnels de l’éducation du Québec (FPPE-CSQ), Jean Falardeau, va dans le même sens que le président de la CSQ. Il ajoute qu’il aimerait que la ministre Courchesne « précise le rôle qu’elle entend faire jouer aux professionnelles et professionnels de l’éducation dans son plan sur la persévérance et la réussite scolaire ».
MM. Parent et Falardeau ont fait part de leurs commentaires sur le plan de la ministre de l’Éducation, alors que s’ouvre, lundi, la Semaine des professionnelles et professionnels de l’éducation sous le thème « Pour les aider à décrocher… la lune! ».
Publié par LeParentUntel dans Dans les médias 21-05-2010 19:02 Soyez le premier à commenter

3 year maximum for learning disabled children
Last Updated: Wednesday, April 14, 2010 | 3:13 PM
CBC NEWS
The Nova Scotia government plans multi-year support for a program that pays private school tuition for children with learning disabilities.
Education Minister Marilyn More said Wednesday the tuition support program will be extended to a maximum of three years per student. Up until now, the program has only been renewed on a year-to- year basis.
The program allows parents up to $6,600 a year to help offset the cost of private school for their children who have a learning disability.
More said the program could be extended to four years for some students, but only under exceptional circumstances.
“We feel that three years would benefit those children who might benefit from this kind of placement, and still give the focus each year of knowing they have to go back to the public school system,” More said. “It allows the public school system to be prepared to serve their needs.”
That worries Wade Brummett. His 14-year-old daughter has attended Bridgeway Academy for the past five years.
“We’re a little bit disappointed in the NDP because in the past they’ve said – in fact Mr. Dexter has gone on record in saying – that they don’t believe that there should be any time limit on this program and a limit would be arbitrary,” he said.
Brummett, chairman of a group the represents the families of children with learning disabilities, said they will continue to lobby government to remove this new limit.
“Much like a physical disability, where you wouldn’t take a wheelchair ramp away after three years, with an optional fourth year, you can’t expect a learning disability to just somehow heal. It doesn’t work that way,” Brummett said.
Many students who max out on the tuition program likely won’t return to the public school system that failed them, he said.
That means their parents are going to have to make some tough choices in order to keep their children in private school, Brummett said.
“The likelihood is they’re going to take out another mortgage, they’re going to go into their RRSPs, they’re going to avoid replacing the 10 year old car and make those sacrifices in order to do the right thing for their kids,” he said.
Only students who attend Landmark East in Wolfville, Churchill Academy in Dartmouth and Bridgeway Academy in Dartmouth and Truro are eligible for tuition support.
Publié par LeParentUntel dans Dans les médias 21-05-2010 18:55 Soyez le premier à commenter
Le décrochage inquiète en Montérégie
7-11-2009 00:00 Édition Internet du journal quotidien le Chambly
Les députés péquistes de la Montérégie ont récemment tenu un caucus spécial d’une journée sur l’importance de l’éducation. Une occasion de se rappeler que la lutte contre le décrochage est loin d’être gagnée dans la région.
Le député de Chambly Bertrand St-Arnaud a profité du caucus réunissant les treize députés péquistes de la région pour affirmer que l’éducation devait redevenir une priorité nationale. Réunis au Centre de formation professionnelle Jacques Rousseau, les députés du PQ ont reçu des syndicats du monde de l’éducation, le Regroupement des commissions scolaires de la Montérégie, Réussite Montérégie et les Carrefours jeunesse emploi Montérégie. Les échanges ont porté sur la persévérance scolaire, l’impact de la sélection des élèves sur leur réussite, l’intégration des jeunes en difficulté d’adaptation et d’apprentissage et l’aménagement de la formation technique et professionnelle dans la région. « Nous sortons de nos discussions à la fois stimulés et inquiets », a déclaré Bertrand St-Arnaud, au terme du caucus.« Nous avons été stimulés par les initiatives locales extraordinaires qu’on nous a partagées pour contrer le décrochage scolaire. Par contre, nous sommes également inquiets que ce véritable fléau qui voit une part importante de nos jeunes, surtout des garçons, quitter l’école sans diplôme ne constitue pas encore une véritable urgence nationale pour le gouvernement libéral », a ajouté le député. Bertrand St-Arnaud a rappelé à cet égard que le taux de sortie sans diplôme ni qualification au secondaire est actuellement d’environ 29% en Montérégie. « La situation s’avère meilleure au sein de la Commission scolaire des Patriotes où le taux est d’environ 23% mais nettement plus préoccupante du côté de la Commission scolaire des Hautes-Rivières où il est de 36%. » Selon Réussite Montérégie, l’acquisition d’un diplôme faisait accroître le revenu annuel brut d’un étudiant de près de 7 000$ l’an dernier. Pour l’ensemble du Québec, une baisse du taux de décrochage au niveau de celui de l’Ontario représenterait 2 700 décrocheurs de moins à chaque année. On parlerait d’un gain cumulatif annuel de 1,2 milliard$. En Montérégie seulement, ce gain se chiffrerait à 250 millions$. Le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport vise un taux de diplomation de 80% à atteindre d’ici 2020 pour l’ensemble du Québec.
Publié par LeParentUntel dans Dans les médias 21-05-2010 18:43 Soyez le premier à commenter
18 novembre 2009
Plus de ressources pour les élèves en troubles d’apprentissage
Par Martine Rioux dans L’infobourg; l’agence de presse pédagogique
| Québec – Les élèves handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage (EHDAA) sont-ils négligés dans les écoles? Des professionnels de l’éducation le croient et se lèvent pour réclamer davantage de ressources afin de mieux accompagner ces élèves. |
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La Fédération des professionnelles et professionnels de l’éducation du Québec (FPPE-CSQ) et la Centrale des syndicats du Québec (CSQ)profitent de la Semaine des professionnelles et des professionnels de l’éducation pour rappeler le rôle important qu’ils peuvent jouer pour accompagner les élèves EHDAA dans les écoles, souvent en soutien aux enseignants.
Pour Jean Falardeau, président de la FPPE-CSQ, il ne fait aucun doute que « l’intervention des professionnelles et des professionnels de l’éducation auprès des EHDAA est, dans bien des cas, l’élément qui fait la différence entre la réussite et le décrochage pour les jeunes concernés ». Il déplore du même coup le nombre insuffisant de professionnels de l’éducation dans les écoles du Québec. Selon lui, il s’agit d’un « facteur significatif qui ralentit nos efforts pour assurer la réussite scolaire du plus grand nombre ». Nous pouvons malheureusement lui donner raison. Il m’est arrivé à plusieurs occasions de discuter avec des parents et des enseignants. Ils avaient souvent l’impression que les professionnels de l’éducation ne sont pas assez nombreux dans les écoles. Ils attendaient pour des services qu’ils avaient demandés depuis longtemps. Certains parents étaient encouragés à aller vers des services privés alors que l’école est sensée offrir ce soutien. Parmi les professionnels de l’éducation, on retrouve des conseillers pédagogiques, des bibliothécaires, des animateurs de vie étudiante, mais aussi des orthopédagogues, des psychoéducateurs, des orthophonistes et des psychologues. Ceux-ci sont sur la première ligne pour dépister les élèves en difficulté/troubles d’apprentissage, pour établir un plan d’intervention adéquat et en faire le suivi par la suite. Faute de ressources, dans certaines écoles, des élèves ne sont probablement même pas dépistés, alors comment est-ce possible de les aider à surmonter leurs difficultés? Dans la région de Montréal, un recours collectif est présentement entendu devant les tribunaux. Tout a commencé en 2003, alors que les parents de Thierry Desgagnés ont intenté une poursuite judiciaire contre la Commission scolaire des Grandes-Seigneuries. Ils reprochaient alors à la commission scolaire de ne pas avoir dépisté à temps la dyslexie de leur enfant et de ne pas lui avoir fourni les services requis pour qu’ils réussissent sa scolarité. 2003… nous sommes aujourd’hui en 2009 et ils n’en ont toujours pas terminé avec la justice. Au fil du temps, d’autres parents se sont joints à eux. Huit autres commissions scolaires et le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport du Québec (MELS) sont maintenant visés par le recours collectif. Au cœur du débat, des questions en lien avec le dépistage de la dyslexie et le suivi accordé par la suite aux élèves, mais on devine que les réponses pourraient avoir une influence sur le dépistage et le suivi en lien avec plusieurs autres troubles d’apprentissage. L’issu de ce recours collectif revêt une importance particulière. Il faudra surveiller de prêt l’avancement de la procédure en cours. Mais, en attendant, la vie continue pour Pierre, Marie et Sylvie dans les écoles. En attendant, les professionnels qui devaient être plus nombreux dans les écoles pour les aider à réussir leur parcours scolaire ne le sont toujours pas. Selon le président de la CSQ, Réjean Parent, il manquerait au moins 1 300 professionnels de l’éducation pour répondre aux besoins actuels. La ministre de l’Éducation ne leur a toujours pas répondu… ni aux professionnels de l’éducation ni aux parents. En complément : |
Publié par LeParentUntel dans Dans les médias 20-05-2010 22:13 Soyez le premier à commenter
« L’éducation doit être la priorité des priorités au Québec » – Josée Bouchard
Québec, le 3 décembre 2009 - La Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ) vient de déposer son mémoire au ministère des Finances dans le cadre des consultations prébudgétaires 2010-2011. La FCSQ s’attend à ce que le prochain budget reconnaisse la contribution et la place primordiale qu’occupe l’éducation dans les valeurs québécoises. Pour ce faire, la Fédération fait une série de recommandations qui s’inscrivent toutes dans une logique d’investissements, et non de compressions, car « en dépit du contexte économique difficile, l’éducation doit être la priorité des priorités au Québec », a rappelé la présidente de la FCSQ, Josée Bouchard.
La FCSQ s’attend donc à ce que, dans le budget 2010- 2011, le gouvernement du Québec finance en priorité la totalité des coûts de système tout en maintenant ses efforts pour réinvestir en éducation. En effet, les écoles font déjà preuve de beaucoup d’initiative et de créativité pour favoriser la réussite scolaire de leurs élèves et leurs efforts doivent être soutenus. De plus, le plan d’action de la ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport pour contrer le décrochage scolaire nécessite des investissements importants qui doivent se concrétiser. Et il s’ajoute aux différents plans d’action mis en œuvre au cours des dernières années qui requièrent aussi des ressources budgétaires, comme le plan pour contrer la violence à l’école, la stratégie d’intervention Agir autrement et le plan d’action pour soutenir la réussite des élèves handicapés et des élèves en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage, pour ne nommer que ceux-là.
La Fédération demande également au gouvernement qu’il assure aux commissions scolaires la marge de manœuvre financière locale dont elles ont besoin pour réaliser leur mission éducative, mais aussi, leur rôle dans le développement socioéconomique de leur région. « Le gouvernement doit retirer la mesure sur les modalités d’utilisation des surplus accumulés des commissions scolaires pour l’année scolaire 2009-2010 et les années suivantes et laisser aux commissions scolaires la pleine transférabilité des ressources », de préciser Josée Bouchard.
Dans son mémoire, la FCSQ fait aussi plusieurs recommandations qui concernent la reconnaissance du rôle et des responsabilités des élus scolaires. Lors de l’adoption du projet de loi no 88, qui instaure notamment l’élection de la présidence au suffrage universel et une diminution du nombre de commissaires, le gouvernement s’était engagé à revoir les conditions d’exercice des élus scolaires. Nous croyons que le moment est venu de respecter cet engagement. La Fédération souhaite également que Québec reconnaisse le rôle significatif des élus scolaires en leur assurant une représentation au sein des diverses structures régionales ou suprarégionales, comme les CRE, les CLD et les CSSS. Enfin, pour favoriser une meilleure démocratie locale, la FCSQ demande au gouvernement de légiférer pour rendre possible la tenue d’élections scolaires et municipales simultanées en 2013.
La valorisation de l’école publique, la réduction du financement de l’école privée, la pénurie de main- d’œuvre, et le financement du transport scolaire pour les activités parascolaires font partie des autres sujets qui sont l’objet de recommandations. Le mémoire et l’ensemble des recommandations faites au ministère des Finances peuvent être consultés sur notre site Internet.
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Source :
Caroline Lemieux
Attachée de presse
La Fédération des commissions scolaires du Québec
Tél. : 418 651-3220
Publié par LeParentUntel dans Dans les médias 20-05-2010 22:11 Soyez le premier à commenter
Une étude affole clairement Réjean Parent, président de la Centrae des syndicats (CSQ) au Québec. En effet, des résultats relativement sinistres se sont abattus sur le milieu scolaire pour montrer des périls certains.
Décrochage : le désastre éducatif
« Les données concernant le taux de décrochage scolaire publiées ce matin illu strent une réalité sociologique déjà bien connu e à savoir que la pauvreté, l’intégration massive des élèves sans ressources et la sélection des meilleurs élèves dans les écoles à vocation particulière sont des facteurs qui ont pour effet de concentrer les élèves en difficulté dans certaines écoles. Donc, rien de neuf, mais qui démontre que cette situation malheureuse et inacceptable perdure », commente Réjean.
Pauvreté, élèves sans ressources, tri sélectif en fonction de la réussite : tout cela appelle un changement nécessaire et vital : « Il faut agir sur la pauvreté, investir davantage en éducation, particulièrement dans les milieux défavorisés et ce n’est pas les quelques programmes existants qui permettront d’améliorer la situation » selon M. Réjean.
Un élève sur trois, dans la moitié des établissements
En effet, dans certains établissements, on atteint jusqu’à 85 % de décrochage révèle une étude. On y apprend que pour près de la moitié des établissements de Montréal, un élève sur trois a quitté les bancs de classe avant la fin de son cursus secondaire au cours de l’année 2006-2007.
Pour la ministre Michèle Courchesne, la situation est extrêmement préoccupante, mais « ce n’est pas en un an que l’on passera de 70 % de décrochage à 10 % », commentait-elle. « On fait comme si rien ne se passait. Il faudrait injecter des centaines de millions de dollars pour régler le problème », clame avec fureur Robert Cadotte, spécialiste de l’enseignement en milieu difficile.
Bien que l’essentiel des informations sur ce point n’ait pas été dévoilé, les chiffres avancés alarment durablement la Belle Province, depuis leur publication dans le Journal de Montréal, dans l’édition de lundi.
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Publié par LeParentUntel dans Dans les médias 20-05-2010 22:09 Soyez le premier à commenter
Le Devoir - Daniel Lévesque – Québec 12 mai 2010
Dans le système scolaire, on exclut les autodidactes.On ne valorise pas et on ne développe pas suffisamment l’éthique,l’autonomie, la capacité de réfléchir et d’agir, qui sont autant d’éléments indispensables au développement intégral de l’élève.
Je suis un produit de l’époque où l’on valorisait à outrance la scolarisation et principalement la surspécialisation. On me disait que pour exercer une profession libérale, il fallait travailler fort et étudier longtemps. Or, j’étais assez doué, mais comme j’exécrais l’école, on m’a rapidement mis au ban et indiqué que c’était le chemin le plus court qui m’attendait. Celui de ceux qu’on identifiait à l’époque comme des «cancres», des gros bras sans tête ou, si vous préférez, la route de ceux qui exercent un métier. On percevait ce chemin-là comme celui du travail dur, de la vie de forçat, de la misère éternelle, des petits salaires, bref, des éboueurs. Aussi bien dire: «hors de l’école, point de salut!»
C’est comme cela que j’ai grandi, à travers ce prétentieux système scolaire, qui dévalorise les uns et qui célèbre le triomphe de ceux qui se rendent jusqu’au bout, c’est-à-dire à l’université. Ceux-là, la société les porte encore et toujours aux nues. Et quand je vois McGill imposer des droits de scolarité de 29 000 $ pour un MBA, je me dis que rien n’a changé, bien au contraire. Le système est toujours victime des mêmes schizophrènes qui le dirigeaient dans mon temps. Ils veulent plus de diplômés, mais ils augmentent les frais de scolarité. Allez y comprendre quelque chose!
Détrompez-vous! Je ne veux rien enlever à la scolarisation dont je reconnais le mérite. Je n’ai pas non plus décroché par jalousie envers les diplômés universitaires, loin de là! Au contraire, c’est plutôt parce que très tôt, j’ai été confronté aux innombrables ratés d’un système justement mis en place par ces gens-là que je me suis dit qu’il y avait quelque chose de tordu auquel je ne voulais pour rien au monde être associé.
Compétences
Quand on regarde comment cette société, dirigée par des universitaires, fonctionne, et ce, en dépit de tout le savoir que nos élites sont censées détenir, avouez qu’il y a de quoi se poser de très sérieuses questions sur un système qui permet à de tels incompétents de mener le monde. Que ce soit les pertes de la Caisse de dépôt, le pétrole qui se déverse dans le golfe du Mexique, des viaducs qui s’écroulent sur nos têtes ou encore Goldman-Sachs qui vend du poison financier à ses clients, les exemples de tout ce qui a été pourri jusqu’à l’os par des intellectuels «universifiés» mur à mur sont affligeants. Ça ne fait pas de très beaux exemples pour nos jeunes… Personnellement, le menuisier avec de la corne plein les mains et sa boîte à lunch m’inspire bien davantage.
Je conviens qu’il faut prendre garde de ne pas sombrer dans des généralités à partir d’anecdotes. Mais tout de même, force est de reconnaître qu’avec les universitaires, il n’y a plus grand-chose qui soit à la fois intelligent et simple. Prenez mon cas, par exemple. J’ai tenté de faire reconnaître mes compétences par le milieu universitaire. Cela aurait dû être simple, car j’exerce déjà la profession pour laquelle je désirais avoir un diplôme. Certains diront que mon travail est loin d’être parfait. Ils ont probablement raison. Mais si je me compare à ce que je vois autour de moi parmi celles et ceux qui sont bardés de diplômes et qui exercent le même travail, disons que je me console et qu’incidemment, je n’ai aucune gêne à réclamer la reconnaissance qui devrait m’être due.
Finalement, j’ai téléphoné à l’Université Laval. Or, croyez-le ou non, j’ai dû parler à pas moins d’une douzaine de personnes avant que l’on puisse répondre à mes questions. Et pour l’essentiel, après la conversation que j’ai eue avec les autorités dites «compétentes», la reconnaissance de mes compétences est une démarche tellement longue et si complexe, que j’ai préféré oublier ça.
Anti-intellectualisme
Par ailleurs, laissez-moi tranquille avec l’anti-intellectualisme primaire dont on m’accusera volontiers. J’aime l’école et j’admire les intellectuels. Et même, cela n’a rien à voir avec mes opinions. Je suis aussi un catholique qui ne se formalise pas de voir les églises se vider. Et c’est la même chose pour l’école. L’évolution passe parfois par de douloureux changements. Et un peu comme l’Église, l’école ne disparaîtra pas pour autant.
L’institution est secouée? Tant mieux! Si l’école n’intéresse plus les jeunes, il faut se demander pourquoi. Il faudrait peut-être aussi interroger les principaux intéressés sur le sujet. Qu’en pensez-vous? Après tout, cela les concerne. On doit également envisager l’idée selon laquelle il existe d’autres façons d’apprendre que l’école et que ces méthodes sont tout aussi valables. Mais pour ça, il faut commencer par calmer les poules sans tête qui paniquent devant les taux alarmants de décrochage.
Les nerfs, les nerfs!
À l’instar de l’Église, si les écoles se vident, c’est qu’il y a «quelque chose de pourri au royaume du Danemark». Comme on peut le voir plus haut, notre système scolaire est sclérosé par la bureaucratie et les services aux élèves s’en ressentent. Il faudrait plus de professeurs et moins de gratte-papiers. Le volet pédagogique est, quant à lui, totalement dépourvu d’outils visant à cultiver l’esprit scientifique par l’exploration de champs d’intérêts de l’élève. On exclut les autodidactes. On ne valorise pas et on ne développe pas suffisamment l’éthique, l’autonomie, la capacité de réfléchir et d’agir, qui sont autant d’éléments indispensables au développement intégral de l’élève. Bref, on apprend tout sauf à avoir du jugement. C’est «by the book». Pendant ce temps, dans d’autres disciplines, on offre une formation plus occupationnelle qu’autre chose. Le programme d’éthique et de culture religieuse est un exemple désolant de ruptures intellectuelles avec ce qui fut la base culturelle de notre société.
Pivots du système
On met par ailleurs un poids énorme sur le corps enseignant, qu’on a tendance à accuser de tous les maux. Cela porte nombre de ces derniers à décrocher à leur tour et à abandonner la profession. Pourtant, ce sont eux les pivots du système. Ce devrait être eux qui donnent le ton. Pas les fonctionnaires de la tour d’ivoire de la rue De la Chevrotière.
Les parents vivent quant à eux les pressions d’une pédagogie en constant changement qui est à des années-lumière de ce qu’ils ont appris. Or, si on veut que ces derniers embarquent, il faut simplifier l’enseignement et surtout, il faut que les repères soient les mêmes d’une génération à l’autre. Les multiples réformes pédagogiques ont, hélas, fait décrocher les parents aussi. L’apprentissage a de tout temps supposé une communication intergénérationnelle qui ne se fait malheureusement plus. Les jeunes ont besoin d’une stabilité que le régime n’offre plus. Et les parents ne peuvent pas tenir relativement à la pédagogie délirante issue des réformes.
Il faut donc ramener sur terre les clercs «flyés» du ministère de l’Éducation payés à grands frais avec nos taxes pour nous tricoter des réformes inutiles qui rendent l’éducation encore plus complexe et incompréhensible. Il faut faire reconnaître à sa juste valeur les cheminements particuliers vers lesquels des jeunes s’aventurent courageusement et reconnaître réellement les compétences acquises en dehors du système scolaire traditionnel. Des bureaucrates protègent bec et ongles le statu quo comme l’Église protège ses dogmes. Ils le font justement pour ne pas avoir à entrer en compétition avec ce qu’offre l’université de la vie et de la rue d’où l’on ressort peut-être moins instruit, mais pas cancre pour autant…
Précieuses ressources
Quand une grand-mère qui a eu cinq enfants se fait refuser une accréditation de services de garde en milieu familial sous le fallacieux prétexte d’un manque de formation ou quand on ferme la porte des centres jeunesse à d’anciens délinquants qui sont passés par là et qui, pourtant, auraient quelque chose à apporter aux jeunes, on ne peut qu’en déduire que nous nous privons bêtement de ressources précieuses.
De ma génération, nombre de garçons et de filles sont allés user leurs culottes sur les bancs des universités pour n’en ressortir pas beaucoup plus riches, et ce, en dépit des innombrables efforts consentis. Parmi celles et ceux qui ont choisi de faire un métier, beaucoup travaillent aujourd’hui pour de très bons salaires.
De mon côté, j’ai fait 56 métiers et 56 misères. Aujourd’hui, je suis à mon compte et j’oeuvre comme journaliste. J’ai ma propre petite entreprise de presse. Je me débrouille pas mal et je reçois des CV de gens qui ont étudié à la Sorbonne. C’est le monde à l’envers! Alors si votre enfant décroche, dites-vous bien que ce n’est pas un drame. La mère de l’éducation n’est pas morte.
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Daniel Lévesque – Québec
Publié par LeParentUntel dans Témoignages à la Ministre 20-05-2010 21:47 Soyez le premier à commenter
Mother who believes in her child’s potential
I am a mother to a gifted and dyslexic child. She was able to hide her learning disabilities from her teachers for some time but as her mom I knew her reading and writing skills were holding her back. Because she was not a “problem-student” and was getting by, she was not provided with testing or support despite my pleas. What’s more her bad spelling was being penalized in all subjects (even math!!!). Finally, of my own fruition and expense, I had her tested. Thousands of dollars later confirmed a Menza-level IQ with dyslexia and a touch of ADHD. Diagnosis has meant a great deal to our family. Not only can my child now use adaptive technology in the classroom but she is no longer held back from participating in more advanced learning to work on “the basics”. We’ve had a great teacher and directeur which has made all the difference this year. I am adding my name to this petition for those families without the resources to undertake diagnostic assessment out of their own pockets and who do not have a wonderful supportive network (teacher, directeur) like we now have.
Publié par LeParentUntel dans Témoignages à la Ministre 20-05-2010 21:44 Soyez le premier à commenter
Enseignante dévouée
Je suis enseignante au primaire et suis très préoccupée par les élèves ayant des troubles d’apprentissage, de la dyslexie, de la dysphasie, des troubles émotifs ou d’adaptation, etc. Je m’implique beaucoup à mon école et suis membre du comité EHDAA. Je lis beaucoup sur le sujet afin de trouver des moyens d’aider les élèves et aussi conseiller mes collègues et les parents.
Heureusement, plusieurs enseignants et spécialistes font toute une différence dans la vie de ces élèves. Pour septembre 2009, nous achèterons 5 portables ayant les logiciels WordQ (aide à la rédaction) et Antidote (aide à la correction). J’ai eu une élève dyslexique dans ma classe cette année, elle était très douée. Il faut leur rappeler que la dyslexie n’affecte pas l’intelligence mais plutôt une petite partie du cerveau et qu’il faut apprendre à contourner cette difficulté en utilisant les moyens proposés par les professionnels. Il faut valoriser leurs autres talents et compétences pour leur donner confiance en eux et augmenter leur estime de soi. Ainsi, ils vivront davantage de réussite.
Je félicite et donne mon appui aux gens qui pensent comme moi et désirent offrir aux enfants ce qu’ils méritent. Je félicite ceux qui agissent, ceux qui comprennent et ceux qui collaborent avec l’école. Les outils technologiques sont présents et variés mais dispendieux, les services existent mais sont surchargés, les enseignants n’ont pas suffisamment de formation sur le sujet parce qu’on se concentre sur la réforme et les nombreuses compétences à évaluer, en plus de la gestion de classe qui est trop souvent exigente. J’ai été très heureuse de lire votre lettre à madame la ministre ce matin et espère qu’il y aura des changements très bientôt.
À mon avis, diminuer le ratio d’élèves par classe, augmenter les services offerts, former les enseignants à dépister les divers troubles d’apprentissage en connaissant les principaux indices et offrir davantage d’outils technologiques pourraient faire toute une différence. Bravo à vous tous et toutes et merci pour les enfants!
Publié par LeParentUntel dans Témoignages à la Ministre 20-05-2010 21:42 Soyez le premier à commenter





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