J’aime l’école, mais moi j’apprends de façon différente Le dépistage peut prévenir le décrochage – Michelle Courchesne Après plusieurs échecs scolaires j’en ai eu assez, j’ai décroché L’éducation est une priorité pour l’avenir du Québec – Jean Charest Une classe de 30, pas facile d’aider mes élèves en difficulté d’apprentissage Le dépistage a permis d’aider notre enfant à réussir à l’école Des résultats sur le terrain? Québec centralise les ressources – Directeur Parmi les priorités budgétaires, l’éducation est un enjeu à discuter
J’aime l’école, mais moi j’apprends de façon différente
Le dépistage peut prévenir le décrochage – Michelle Courchesne
Après plusieurs échecs scolaires j’en ai eu assez, j’ai décroché
L’éducation est une priorité pour l’avenir du Québec – Jean Charest
Une classe de 30, pas facile d’aider mes élèves en difficulté d’apprentissage
Le dépistage a permis d’aider notre enfant à réussir à l’école
Des résultats sur le terrain? Québec centralise les ressources – Directeur
Parmi les priorités budgétaires, l’éducation est un enjeu à discuter

Une éducation pour tous au Québec

Notre taux de décrochage est parmi les plus élevés.

Les enfants avec des troubles d’apprentissage ont besoin d’appui.

Un blogue sur les défis et solutions pour l’adaptation scolaire.

Une éducation pour tous au Québec

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New-York Times: A Struggle to Educate the Severely Disabled

New-York Times By SHARON OTTERMAN  Published: June 19, 2010

Donovan Forde was dozing when the teacher came around to his end of the table. Pale winter light filtered in through the grated classroom window, and the warm room filled softly with jazz. It fell to his teacher’s aide to wake him up from his mid-morning nap. She shined a small flashlight back and forth in his eyes like a dockworker signaling a ship, and called his name. Then she put her hand on his cheek, steering his head forward as he focused his eyes. The teacher, Ricardo Torres, placed a red apple against Donovan’s closed left hand, and then held it near his nose so he could smell it. “Donovan, the fruit holds the seeds of the plant,” he said. Then Mr. Torres held a plastic container of apple seeds to Donovan’s ear, shaking it, and placed Donovan’s hand inside so he could feel them. “And these are the seeds,” Mr. Torres said. He watched Donovan’s eyes and face for a sign he had understood, a smile, nod, a noise. Donovan gently pulled his hand away. No one knew if he had grasped it.

At a time when his peers are enrolled in college or earning money at jobs, Donovan, a handsome 20-year-old with a sliver of a mustache, is still in public school, being taught the most basic of facts. His vocabulary for this science unit, which lasted about two weeks, was three words: seeds, fruit and juice. And yet, because of his cognitive disabilities brought on by a traumatic brain injury at nearly 6 months old, it is almost impossible to know what he comprehends and retains. After 15 years in the New York City school system,

Victoire: une commission scolaire doit aider une élève dyslexique


Une commission scolaire blâmée pour avoir négligée une élève dyslexique

Le Devoir - Lisa-Marie Gervais 16 juin 2010

La Commission scolaire de Laval est blâmée pour ne pas avoir fourni les services requis à une élève dyslexique souffrant aussi de troubles de l’audition. C’est du moins ce que rapporte un avis de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ), dont Le Devoir a obtenu copie, au sujet d’une plainte déposée en août 2008 par les parents de la jeune fille, aujourd’hui âgée de 16 ans, qui fréquente l’école Saint-Maxime à Laval.

La commission scolaire doit ainsi verser une somme de plusieurs dizaines de milliers de dollars en dommages moraux aux parents plaignants, Anne Perlo et Yves Jean, ainsi que d’offrir à leur fille Vanessa, «pour le reste de sa scolarisation au secondaire, des services adaptés à sa condition particulière». La Commission scolaire de Laval a jusqu’au 16 juillet pour satisfaire à ces mesures de

Livre – Revendiquer des services à l’école pour votre enfant en difficulté d’apprentissage

“If you think education is expensive, try ignorance.”                               — Benjamin Franklin


Commentaire: Un guide de survie inspiré des approches suggérées aux parents américains qui souhaitent obtenir des services pour leurs enfants en difficulté d’apprentissage…

Bien que le cadre juridique soit plus avancé en ce domaine aux États-Unis, ce livre est bien intéressant pour les parents qui souhaitent mieux comprendre la bureaucratie scolaire et trouver des conseils sur les moyens de bâtir des relations constructives avec leur commission scolaire tout en obtenant efficacement des services spécialisés pour leurs enfants.

Un aperçu du contenu du livre.

Pour en savoir davantage sur les droits de votre enfant au Québec.


Chicago – Mentoring is win-win for kids with learning disabilities

Mentors help students see eye-to-eye

ABC News - Thursday, June 10, 2010 - Karen Meyer
June 10, 2010 (CHICAGO) (WLS) – Mentoring is a win-win opportunity. Mentors feel rewarded, mentees gain valuable experience. Project Eye-to-Eye’s mentoring program puts students together who share the same disability.

At Golf Middle School in Morton Grove, 7th graders with learning disabilities are mentored by college students who also have learning disabilities.

“We’re doing an art project that can kind of help people explain their learning styles. We use an example of a can of peas– you can see that it’s a can of peas by the picture, but if you are a person you can’t see their learning style,” said David Kessler.

Kessler is the coordinator of this program and a person with a learning disability.

“Project Eye-to-Eye started in 1994 at Brown University with the sole goal of trying to pair mentors with mentees to try to do meta-cognitive work to help people understand their learning styles,” Kessler said.

Twenty-seven states have

Les orthopédagogues veulent appuyer davantage les enseignants du primaire

Le rôle et la formation des enseignants et des orthopédagogues pour l’apprentissage de la lecture

Recherche de l’Université du Québec à Montréal en partenariat avec l’Université de Colombie-Britannique

Réseau canadien de recherche sur le langage et l’alphabétisation – Stratégie nationale pour la litéracie de la petite enfance


Monique Brodeur, Monique Bournot-Trites, Éric Dion, Julien Mercier et Line Laplante
Lisez le plein papier

Résumé

En dépit des efforts des enseignants, plus de quatre Canadiens sur dix ne savent pas lire, écrire, effectuer des tâches arithmétiques simples ou résoudre des problèmes au niveau minimum requis pour participer aux activités quotidiennes. Ce rapport reconnaît que les écoles ont un rôle essentiel à jouer en vue de contribuer à modifier les conditions menant à ces statistiques alarmantes. Il souligne également que l’amélioration de cette situation nécessite que tous les acteurs du système éducatif (scolaires, universitaires et gouvernementaux) réfèrent de façon systématique aux connaissances issues de la recherche pour orienter leurs processus décisionnels et leurs pratiques d’enseignement.

En se concentrant sur les premiers apprentissages en lecture lors des premières années du primaire (de la maternelle à la 3e année), les auteurs relèvent le défi complexe que représente la concertation des décideurs dans les secteurs de l’éducation au Canada. Ils remarquent, par exemple, que les enseignants sont souvent confrontés à des recommandations contradictoires concernant

Nouvelle trousse d’intervention pour les enseignants en aide aux enfants en difficultés d’apprentissage

Line Laplante, Professeure UQAM – Département de didactique des langues

Présidente de l’Association québécoise des troubles d’apprentissage (AQETA)

Domaines de spécialisation: dyslexie, dysorthographie, démarche d’évaluation, modèle d’intervention en lecture à 3 niveaux, intervention préventive universelle, intervention intensive et ciblée (rééducation).

Téléphone (514) 987-3000, poste 0271

Adresse électronique laplante.line@uqam.ca

Nouvelles de l’UQAM – 6 janvier 2010

Deux professeures et une étudiante de l’UQAM impliquées dans une nouvelle trousse d’intervention pour un enseignement efficace de la lecture et de l’écriture

Monique Brodeur, doyenne de la Faculté des sciences de l’éducation, et Line Laplante, professeure au Département de didactique des langues, figurent parmi les collaborateurs qui ont participé au développement d’une toute nouvelle trousse d’intervention destinée aux enseignants de la maternelle et du primaire. «Pour un enseignement efficace de la lecture et de l’écriture : une trousse d’intervention appuyée par la recherche» a été publiée par le Réseau canadien de recherche sur le langage et l’alphabétisation, l’un des Réseaux des centres d’excellence subventionnés par les IRSC, le CRSH et le CRSNG.

Les deux chercheuses ont non seulement

Opinion – Entente avec les enseignants: un pas dans la bonne direction pour les enfants avec des troubles d’apprentissage

Opinion du Parent Untel –  L’entente conclue aujourd’hui entre le Ministère de l’Éducation du Québec et la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE-CSQ) est une     très bonne nouvelle pour les enfants avec un trouble d’apprentissage, car en plus de diminuer le nombre d’élèves par classe de 32 à 28, lorsqu’un élève sera identifié en adaptation scolaire, le nombre d’enfants par classe sera réduit de 3 à 4 élèves.

L’Ontario a pris une approche similaire en 2003 et 6 ans plus tard avait réduit son taux de décrochage de 30% à 20%, en réduisant les classes au à 19 élèves, en dépistant les élèves avec un trouble d’apprentissage (ils ont aussi commencé le dépistage précoce) et en investissant massivement en adaptation scolaire afin d’appuyer les enseignants à bout de souffle.

Est-ce que le Québec ira lui aussi jusqu’à un programme de dépistage précoce et d’intervention rapide dans la province ?

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Entente de principe

Radio-Canada – Mise à jour le lundi 31 mai 2010 à 10 h 17

« Enfin, une bouffée d’oxygène pour les enseignants ». C’est par ces paroles que la présidente de la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE-CSQ), Manon Bernard

Dans certains quartiers défavorisés, 50% des jeunes décrochent de l’école – Centraide.

You Tube - CentraideMtl — September 03, 2009 — ”Au lieu de décrocher la lune, elle a décroché de l’école.” Vidéo de sensibilisation produite en 2008 par Centraide du Grand Montréal sur le décrochage scolaire.

Opinion – Le Rapport Ménard… Un an plus tard ?

Chers membres du Comité de vigie sur le décrochage scolaire au Québec,

Il y a un an, le Rapport Ménard sur la persévérance scolaire, intitulé Savoir c’est pouvoir, lançait le défi de réduire le taux de décrochage de 30% à 20% au Québec, en nous inspirant des succès d’ailleurs, telle l’Ontario qui a connu des résultats spectaculaires. Un des pilliers de l’approche McGuinty a été l’investissement massif en adaptation scolaire, notamment

Opinion – Pourquoi avons-nous tant de décrocheurs au Québec?

Pensée d’un parent… entendue de plusieurs autres.

On peut se demander comment il se fait qu’une province qui se dit aussi progressite et collectivement responsable que le Québec, produit plus de 28 000 jeunes décrocheurs chaque année. Un des plus haut taux de décrochage des pays industrialisés. C’est plus d’un quart de million de jeunes hommes et jeunes femmes par décennie, qui débuteront leur vie professionnelle sans diplôme, dans un monde qui demande de plus en plus une capacité d’écrire, de compter et d’analyser. On les mène tout droit au sous-emploi et à une vie citoyenne désengagée, sans parler de la continuité de notre appauvrissement collectif

Protecteur des élèves: les premiers pas de l’arbitre à l’école

Daphnée Dion-Viens
Le Soleil

(Québec) Espéré depuis des lustres, le protecteur de l’élève arrive enfin dans les écoles du Québec : près de la moitié des commissions scolaires ont donné vie à ce nouvel arbitre. Dans la région de la capitale, la commission scolaire des Découvreurs est la première à aller de l’avant.  Les parents de jeunes de la commission scolaire des Découvreurs pourront cogner à la porte de la protectrice des élèves si une approche auprès de la direction de l’école et de la direction générale de la commission scolaire n’a pas porté fruit.

Le verdict est tombé la semaine dernière : c’est Louise Croteau qui portera les habits du protecteur de l’élève dans cette commission scolaire qui couvre l’ouest de Québec. Ancienne secrétaire générale de la commission scolaire des Navigateurs, cette retraitée a fait toute sa carrière dans le réseau scolaire. «Je suis bien au fait des différentes plaintes ou insatisfactions des parents et des élèves», dit-elle.

Une grande partie des plaintes concernent les services aux élèves en difficulté qui ont des besoins particuliers, affirme-t-elle. Le Soleil a d’ailleurs publié récemment des articles sur les embûches auxquelles sont souvent confrontés les parents de ces enfants qui

Lutte contre le décrochage: 1,3 milliards – la recette du succès ontarien

Lutte contre le décrochage: la recette du succès ontarien

Le Soleil – Publié le 08 mai 2010 à 05h00

Daphnée Dion-Viens
Le Soleil

(Québec) Pendant que le Québec fait du surplace en matière de lutte contre le décrochage scolaire, l’Ontario prend une longueur d’avance. En cinq ans seulement, le taux de diplomation est passé de 68 % à 77 %. Mais la province voisine y a aussi mis le prix.

Madeleine Hurtubise et Lyette Serrurier, toutes deux agentes au ministère ontarien de l’Éducation, sont venues raconter hier à Québec comment la province s’est attaquée avec succès au décrochage scolaire à l’occasion du colloque de la Fédération des commissions scolaires.

En 2003, l’Ontario prend conscience d’une réalité qui mine sa prospérité : le tiers des jeunes âgés de moins de 18 ans n’obtient pas leur diplôme secondaire. Le branle-bas de combat s’est rendu jusqu’au bureau du premier ministre. «L’éducation est vraiment devenue

Ne culpabilisons pas les parents

Pour qui cette publicité?

Le Nouvelliste – Publié le 06 mai 2010 à 09h09

Lettre ouverte de Louise Masson, Trois-Rivières

Le ministère de l’Éducation nous présente depuis quelques semaines une publicité qui me laisse perplexe. Une publicité qui invite les parents à faire leur devoir concernant la réussite scolaire de leurs enfants. Mais à qui donc s’adresse cette publicité?

Quelle façon sournoise pour le gouvernement de rejeter la responsabilité du décrochage scolaire sur le dos des parents laissant sous-entendre que ceux-ci sont responsables des difficultés scolaires de leurs enfants. Est-ce que les gens du ministère de l’Éducation croient que tout parent qui mérite ce nom n’a pas le désir de réussite pour ses enfants? Pensent-ils donc que ceux-ci ne mettent pas toutes leurs énergies afin d’aider leurs jeunes en difficulté? La ministre de l’Éducation, Michelle Courchesne, ne sait-elle donc pas la peine et la culpabilité propres aux parents qui se sentent impuissants devant les problèmes de leurs enfants?

Je connais le problème de près; je suis un de ces parents et je suis offensée de vous voir pointer du doigt les parents. Tandis que le soutien de votre ministère a toujours été manquant, nous avons dû payer au fil des ans des spécialistes de toutes sortes afin de venir en aide à nos enfants puisqu’il n’y avait peu ou pas de soutien à l’école. Peu ou pas de psycho-éducateurs, d’éducateurs spécialisés ou d’orthopédagogues. Par exemple: une heure de travail avec l’orthopédagogue par période de sept jours…

Pendant ce temps, les réformes scolaires sont testées sur nos enfants. Les enseignants sont épuisés avec

L’intégration scolaire à tout prix?

L’auteure des Filles de Caleb, Arlette Cousture

La Voix de l’Est – Publié le 10 mai 2010 à 08h47

Lettre ouverte par Guy Durand – L’auteur, résidant de Dunham, théologien et juriste, est professeur retraité de l’Université de Montréal.

Évitons les idéologies, y compris celle fournie par les statistiques, pour nous concentrer sur les situations particulières, sur chaque enfant en particulier, étant entendu que la société doit offrir une diversité de solutions pour répondre adéquatement à des problèmes différents. Un exemple peut nous éclairer.

Dans une lettre aux journaux en mars 2005, la romancière Arlette Cousture raconte comment sa fille intellectuellement handicapée n’a pas progressé pendant des années dans une classe régulière où, de toute manière, l’enfant ne fait pas « partie du groupe auquel il est censé être intégré «. Elle ajoute comment la vie de sa fille a changé quand elle l’a inscrite dans une école spécialisée où justement l’objectif n’était pas d’apprendre à performer intellectuellement, mais à devenir autonome, à se débrouiller dans la vie: tenir appartement, entretenir son linge, aller à l’épicerie, tenir ses comptes, prendre les transports en commun, etc.

« Après plusieurs mois de ce traitement, socialement et pédagogiquement inefficace, nous avons fait des pressions auprès de la commission scolaire pour que notre fille soit transférée à [une] école spécialisée dans l’apprentissage de la vie! Une merveille, même si le choc fut terrible en voyant la clientèle. [...] Après six ans dans cette école, ma fille avait appris à avoir confiance en elle. Pendant six ans, elle réussissait ce qu’elle entreprenait, et ce, sans avoir à se comparer aux autres élèves des classes normales. Elle ne passait pas ses journées en situation d’échec. Elle avait ses amis, ses activités, ses loisirs, son bonheur. Cette ségrégation que nous avons choisie – qui nous apparaissait d’abord comme un échec – lui aura permis de s’armer pour affronter la vraie vie. [...] Elle a des amis handicapés, tiens donc!, des loisirs avec des personnes handicapées, connaît de nombreuses personnes non handicapées, mais leur préfère ses amis, on se comprend. [...] Pour avoir vu le bonheur des jeunes ségrégués, je demande pardon aux jeunes handicapés qui ne pourraient pas bénéficier de telles infrastructures pour qu’ils apprennent à s’aimer et à gagner. Je suis heureuse de nos choix, toujours pénibles et douloureux, mais maintenant, quand je vois ma fille acheter 5 $ de fleurs pour sa boite à fleurs, je me dis que je pourrai mourir sans avoir le sentiment de l’abandonner. «

Ce témoignage concerne une enfant avec un lourd handicap. Les élèves en difficulté ne sont pas tous ainsi. L’attitude proposée peut quand même servir de modèle. Encore une fois, il n’est pas question d’imposer une seule formule, mais de permettre le choix le plus fécond pour chaque enfant.


L’intégration des élèves en difficultés: du côté des enseignants

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L’auteur soutient qu’une grande partie des enseignants reçoivent très peu de formation appropriée pour intervenir avec des élèves en difficulté.

Le Soleil – Publié le 11 mai 2010 à 05h00

Lettre ouverte de Camil Sanfaçon, consultant en éducation

Depuis plusieurs années déjà, on improvise au sujet de l’intégration, en risquant de brûler tous les gens qui, au départ, croyaient à l’efficacité de ce projet. Bien entendu ce sont, en général, les enseignants qui écopent. C’est facile de parlementer autour d’une table en sous-comité et d’échafauder des théories, mais vivre le quotidien avec les élèves, c’est autre chose.

Le MELS et les commissions scolaires ont l’obligation d’expliquer clairement la politique d’intégration, le cadre dans lequel elle se réalisera, de convenir d’un nombre maximum d’enfants dans les classes et d’allouer des budgets pour soutenir les enseignants, les enfants et les parents.

Le désir de voir tous les élèves réussir est bien légitime, la pression des parents et des autorités est grande, les attentes sont souvent irréalistes. Le personnel des écoles travaille dans des conditions difficiles.

Malgré toutes les craintes et les préoccupations que soulève l’encadrement des comportements difficiles, une grande partie des enseignants reçoivent très peu de formation appropriée pour intervenir avec des élèves en difficulté. Sauf, évidemment, ceux inscrits dans des programmes spécialisés.

Au niveau du baccalauréat en enseignement, le temps consacré aux méthodes et aux stratégies d’intervention pour aider les élèves en difficulté est minime. Est-ce un manque de responsabilité ou de vision des écoles de formation? Malheureusement, ceci se répercute dans la salle de classe.

Peu importe le métier qu’on exerce personne n’est qualifié pour la vie. Nous viendrait-il à l’idée qu’un médecin, une infirmière, un pilote d’avion, une architecte, une coiffeuse n’aient plus rien à apprendre et cessent toute formation? Ce serait insensé.

La tâche des enseignants change. La réalité dans les salles de classe est différente. La discipline est de plus en plus difficile à exercer. Les enseignants ont le devoir de se perfectionner et de relever le défi d’enseigner dans le contexte de classes de plus en plus difficiles. Il faut appuyer les enseignants dans leurs actions et dans leurs demandes. Collaborons avec eux, ils sont les artisans de la réussite de nos enfants et de nos petits enfants.