Lundi 08 février 2010
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Curzi Bachand Charest Courchesne directeur Prof Parents 16 ans 8 ans
La stratégie du gouvernement contre le décrochage scolaire, a besoin de véritables ressources, de l’argent neuf.

Pierre Curzi
Critique en éducation de l’opposition officielle

Parmi les priorités budgétaires, les québécois doivent décider quelle type d’éducation ils veulent se donner.

Raymond Bachand
Ministre des Finances

L’éducation est une prorité, pour l’avenir et la compétitivité du Québec.

Jean Charest
Premier Ministre du Québec

Pour réduire le décrochage, il faut commencer à dépister dès l’enfance et se donner les moyens d’intervenir rapidement.

Michelle Courchesne
Ministre de l’Éducation

On demande des résultats sur le terrain, mais la gestion des ressources est centralisée au ministère.

Serge, Directeur d’école
Longueuil

Je suis préoccupée par mes élèves en difficulté, une classe de 30 et le manque criant de ressources spécialisées. Comment faire?

Valérie, enseignante
St-Jérôme

Finalement, nous avons obtenu un diagnostique pour comprendre le trouble d’apprentissage de notre enfant.

Marc et Julie, parents
Montréal

J’ai tout essayé pour atteindre mon but, mais échec après échec, j’en ai eu assez.

Vincent, 16 ans
Sherbrooke

J’aime l’école. Mais moi, j’ai besoin d’apprendre d’une façon différente.

Fanny, 8 ans
Gatineau

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13 députés s’inquiètent du décrochage

Le décrochage inquiète en Montérégie

17-11-2009 00:00 Édition Internet du journal quotidien le Chambly

Les députés péquistes de la Montérégie ont récemment tenu un caucus spécial d’une journée sur l’importance de l’éducation. Une occasion de se rappeler que la lutte contre le décrochage est loin d’être gagnée dans la région.

Le député de Chambly Bertrand St-Arnaud a profité du caucus réunissant les treize députés péquistes de la région pour affirmer que l’éducation devait redevenir une priorité nationale. Réunis au Centre de formation professionnelle Jacques Rousseau, les députés du PQ ont reçu des syndicats du monde de l’éducation, le Regroupement des commissions scolaires de la Montérégie, Réussite Montérégie et les Carrefours jeunesse emploi Montérégie. Les échanges ont porté sur la persévérance scolaire, l’impact de la sélection des élèves sur leur réussite, l’intégration des jeunes en difficulté d’adaptation et d’apprentissage et l’aménagement de la formation technique et professionnelle dans la région. « Nous sortons de nos discussions à la fois stimulés et inquiets », a déclaré Bertrand St-Arnaud, au terme du caucus.« Nous avons été stimulés par les initiatives locales extraordinaires qu’on nous a partagées pour contrer le décrochage scolaire. Par contre, nous sommes également inquiets que ce véritable fléau qui voit une part importante de nos jeunes, surtout des garçons, quitter l’école sans diplôme ne constitue pas encore une véritable urgence nationale pour le gouvernement libéral », a ajouté le député. Bertrand St-Arnaud a rappelé à cet égard que le taux de sortie sans diplôme ni qualification au secondaire est actuellement d’environ 29% en Montérégie. « La situation s’avère meilleure au sein de la Commission scolaire des Patriotes où le taux est d’environ 23% mais nettement plus préoccupante du côté de la Commission scolaire des Hautes-Rivières où il est de 36%. » Selon Réussite Montérégie, l’acquisition d’un diplôme faisait accroître le revenu annuel brut d’un étudiant de près de 7 000$ l’an dernier. Pour l’ensemble du Québec, une baisse du taux de décrochage au niveau de celui de l’Ontario représenterait 2 700 décrocheurs de moins à chaque année. On parlerait d’un gain cumulatif annuel de 1,2 milliard$. En Montérégie seulement, ce gain se chiffrerait à 250 millions$. Le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport vise un taux de diplomation de 80% à atteindre d’ici 2020 pour l’ensemble du Québec.

Un manque de 1300 spécialistes scolaires

18 novembre 2009

Plus de ressources pour les élèves en troubles d’apprentissage

Par Martine Rioux dans L’infobourg; l’agence de presse pédagogique


Québec – Les élèves handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage (EHDAA) sont-ils négligés dans les écoles? Des professionnels de l’éducation le croient et se lèvent pour réclamer davantage de ressources afin de mieux accompagner ces élèves. La Fédération des professionnelles et professionnels de l’éducation du Québec (FPPE-CSQ) et la Centrale des syndicats du Québec (CSQ)profitent de la Semaine des professionnelles et des professionnels de l’éducation pour rappeler le rôle important qu’ils peuvent jouer pour accompagner les élèves EHDAA dans les écoles, souvent en soutien aux enseignants.

Pour Jean Falardeau, président de la FPPE-CSQ, il ne fait aucun doute que « l’intervention des professionnelles et des professionnels de l’éducation auprès des EHDAA est, dans bien des cas, l’élément qui fait la différence entre la réussite et le décrochage pour les jeunes concernés ».

Il déplore du même coup le nombre insuffisant de professionnels de l’éducation dans les écoles du Québec. Selon lui, il s’agit d’un « facteur significatif qui ralentit nos efforts pour assurer la réussite scolaire du plus grand nombre ».

Nous pouvons malheureusement lui donner raison. Il m’est arrivé à plusieurs occasions de discuter avec des parents et des enseignants. Ils avaient souvent l’impression que les professionnels de l’éducation ne sont pas assez nombreux dans les écoles. Ils attendaient pour des services qu’ils avaient demandés depuis longtemps. Certains parents étaient encouragés à aller vers des services privés alors que l’école est sensée offrir ce soutien.

Parmi les professionnels de l’éducation, on retrouve des conseillers pédagogiques, des bibliothécaires, des animateurs de vie étudiante, mais aussi des orthopédagogues, des psychoéducateurs, des orthophonistes et des psychologues.

Ceux-ci sont sur la première ligne pour dépister les élèves en difficulté/troubles d’apprentissage, pour établir un plan d’intervention adéquat et en faire le suivi par la suite. Faute de ressources, dans certaines écoles, des élèves ne sont probablement même pas dépistés, alors comment est-ce possible de les aider à surmonter leurs difficultés?

Dans la région de Montréal, un recours collectif est présentement entendu devant les tribunaux. Tout a commencé en 2003, alors que les parents de Thierry Desgagnés ont intenté une poursuite judiciaire contre la Commission scolaire des Grandes-Seigneuries. Ils reprochaient alors à la commission scolaire de ne pas avoir dépisté à temps la dyslexie de leur enfant et de ne pas lui avoir fourni les services requis pour qu’ils réussissent sa scolarité.

2003… nous sommes aujourd’hui en 2009 et ils n’en ont toujours pas terminé avec la justice. Au fil du temps, d’autres parents se sont joints à eux. Huit autres commissions scolaires et le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport du Québec (MELS) sont maintenant visés par le recours collectif. Au cœur du débat, des questions en lien avec le dépistage de la dyslexie et le suivi accordé par la suite aux élèves, mais on devine que les réponses pourraient avoir une influence sur le dépistage et le suivi en lien avec plusieurs autres troubles d’apprentissage.

L’issu de ce recours collectif revêt une importance particulière. Il faudra surveiller de prêt l’avancement de la procédure en cours.

Mais, en attendant, la vie continue pour Pierre, Marie et Sylvie dans les écoles. En attendant, les professionnels qui devaient être plus nombreux dans les écoles pour les aider à réussir leur parcours scolaire ne le sont toujours pas.

Selon le président de la CSQ, Réjean Parent, il manquerait au moins 1 300 professionnels de l’éducation pour répondre aux besoins actuels.

La ministre de l’Éducation ne leur a toujours pas répondu… ni aux professionnels de l’éducation ni aux parents.